D‘ici 2022, ce n’est pas pour se protéger du Covid, mais pour lutter contre le réchauffement climatique que les vaches pourraient être contraintes de porter un masque
Après plusieurs longs mois à se masquer la bouche et le nez pour enrayer la propagation de l’épidémie de coronavirus, ce sera peut-être bientôt au tour des vaches de devoir porter le masque. Les raisons qui motivent ce projet insolite sont évidemment bien différentes
Pour la société américaine spécialisée dans l’agroalimentaire Cargill, à l’initiative de cet équipement, il s’agirait d’un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique
Un masque-harnais pour filtrer les rots des vaches
En effet, ce nouveau type de masque devrait permettre de limiter les émissions de méthane provoquées par les rots des vaches. Comment ? En filtrant l’air à la manière d’un catalyseur de pot d’échappement grâce à un système de ventilation positionné au niveau des nasaux
En ruminant et en digérant la cellulose contenue dans le maïs et l’herbe, la vache produit davantage de rots, laissant ainsi s’échapper du méthane dont l’impact sur le climat est plus élevé que le CO2
Mesurer les émissions de méthane, la position GPS et la température de l’animal
Le méthane est ensuite transformé en eau et en gaz carbonique. “Sur les premiers essais que nous avons, on arrive à une diminution de 50% des émissions. On travaille sur des prototypes encore plus avancés”, souligne à RTL Delphine Melchior, directrice qualité chez Cargill France
Disponible à partir de 2022, le masque filtrant sera proposé à la location aux agriculteurs au prix de 65 à 80 euros par an et par vache. Des subventions vertes seront allouées aux agriculteurs à partir de l’année prochaine
Albayapresse /GEO